La réalité virtuelle, nouvel outil à la disposition des RH

L’expérience immersive est une pratique de plus en plus couramment utilisée par les RH, notamment en matière de formation. Force est de constater que les technologies 3D temps réel, grâce à un réalisme et une qualité d’images inégalés, sont en train de révolutionner la transmission des savoirs et les techniques d’apprentissage.

Il me semble qu’en substituant l’action au discours, la réalité virtuelle permet de sortir d’une communication mono-orientée où les « sachants » sont les seuls à pouvoir transmettre les bonnes pratiques. Au-delà de la technologie, c’est bien la relation entre le formateur et l’apprenant qui évolue : il ne s’agit plus de les réunir dans une même pièce mais, à la façon d’un jeu vidéo en réseau, de les faire interagir dans une salle de formation virtuelle.

En alliant immersion et interaction, la réalité virtuelle ouvre de nouvelles perspectives en matière d’apprentissage. A mon sens, on passe d’une démarche passive et uniformisée à une approche sur-mesure, entièrement basée sur l’expérience et le rythme d’apprentissage de chaque participant. Chez ENODO, nous avons constaté qu’en sollicitant l’attention et les sens de manière active, autonome et parfois même ludique, elle permet d’intérioriser plus facilement et rapidement des gestes et des procédures, jusqu’à créer des automatismes. Autre avantage : il est possible de vérifier instantanément la compréhension des process et de contrôler leur bonne application.

La réalité virtuelle offre également l’opportunité de simuler différents scénarios qu’il serait difficile, coûteux voire dangereux de reproduire en conditions réelles. ENODO forme par exemple les collaborateurs d’un grand groupe aux procédures à appliquer en situation de crise. Concrètement, nous modélisons le site ainsi que l’ensemble de son équipement industriel, puis les techniciens en charge de la maintenance s’entraînent en temps réel. Cela permet à notre client d’interroger les procédures en vigueur et d’en mesurer directement les impacts.

L’humain est au cœur des dispositifs RH en entreprise et il me semble que la réalité virtuelle, en plaçant les collaborateurs au centre d’un univers en 3 dimensions, leur permet de devenir pleinement acteurs de leur formation.

Marie-Charlotte Scherrer
Responsable Grand compte – Business Developer manager chez ENODO
scherrer@enodo.fr

 

 

Publicités

Expériences immersives : il faut s’inspirer des jeux vidéos

Depuis plusieurs années, la notion d’expérience immersive suscite un intérêt grandissant. On parle d’expérience immersive dès lors que l’on plonge un utilisateur dans un univers virtuel qu’il connaît – ou est capable d’identifier – et qu’on le sollicite en lui demandant d’interagir avec cet univers (en s’y déplaçant, en remplissant une mission, etc.). Si la réalité virtuelle est l’une des manifestations les plus évidentes de l’expérience immersive, elle n’est toutefois pas la seule : d’abord parce qu’un environnement virtuel n’est pas forcément une représentation de la réalité, ensuite parce qu’il est tout à fait possible de créer le sentiment d’immersion en utilisant un écran, une souris ou une manette.

Pour qui propose un environnement immersif, l’intérêt est de pouvoir observer le comportement d’un utilisateur. Bien sûr, il faut pour cela créer les conditions de cette immersion. S’il est tout à fait possible de simuler la conduite d’un véhicule grâce à des touches de claviers, la capacité d’immersion sera en revanche beaucoup plus grande si on donne un volant à l’utilisateur. En bref, immersif ne signifie pas seulement créer un environnement virtuel de qualité mais également penser la manière dont l’utilisateur va interagir avec lui.

En travaillant sur des visites virtuelles, la question de cette immersion s’est assez rapidement posée. Comment la personne se déplace-t-elle ? Comment doit-on positionner les éléments les uns par rapport aux autres ? Sur quoi faut-il cliquer pour déclencher une animation ? Il y a quelques temps, nous avons modélisé un showroom pour la marque MINI à l’occasion de la sortie d’un nouveau design de leurs véhicules. Plusieurs utilisateurs se sont baladés, depuis leur écran, à travers le showroom. En observant leurs comportements, les responsables de la marque ont découvert vers quelles voitures leurs clients se dirigeaient naturellement et cette observation a permis de les renseigner sur l’appréciation du nouveau design mais aussi sur la meilleure manière de disposer les véhicules dans le showroom, de déterminer un nombre idéal de voitures présentées, etc.

On le comprend, les utilisations de l’expérience immersive représentent un sujet à la fois passionnant et encore très ouvert. Avec l’arrivée de la réalité virtuelle, il semble que des modes de connexion avec des environnements 3D soient en train de s’enrichir. Ce dont nous sommes convaincus, c’est que les entreprises devraient s’inspirer davantage de ce que font les jeux vidéos. Aujourd’hui, ces derniers ont atteint une maturité d’interconnexion avec les environnements 3D particulièrement riche. Ils ont cessé d’imiter le cinéma pour développer leur propre langage. En donnant aux joueurs le sentiment d’être au cœur de l’action, ils sont devenus capables de transmettre des émotions, de créer de l’empathie. L’utilisateur est maître de ce qu’il voit, de cequ’il veut faire. Développer cette expérience est une occasion de rendre les environnements 3D plus performants encore. C’est en tout cas ce à quoi nous nous attelons.

 

Facebook Spaces : la réalité virtuelle n’est plus un joujou

Visionnaire comme à son habitude, Mark Zuckerberg a encore frappé un grand coup en lançant – le 18 avril dernier – Facebook Spaces, l’application en réalité virtuelle (VR) de son réseau social. Une surprise qui n’en est pas une pour Enodo, qui avait déjà prédit cette évolution en 2014, lors du rachat d’Oculus, entreprise pionnière de la VR dans le domaine des jeux vidéo.

Après avoir déboursé la coquette somme de 2 milliards de dollars, Facebook ne pouvait décemment pas en rester là. Non, le jeune PDG avait bien une autre idée en tête : profiter des formidables opportunités offertes par la VR pour asseoir son leadership en matière de communication. Nous y voilà. Selon lui, Facebook Spaces devrait d’ailleurs devenir « la plateforme sociale la plus puissante au monde » dans la prochaine décennie,  et remplacer à terme le modèle original, avec un succès comparable.

Si le propos peut sembler présomptueux face aux ventes timides du casque Oculus Rift (l’accessoire – jugé trop cher- demeure indispensable pour intégrer la VR), force est d’admettre que l’avènement de Facebook Spaces augure beaucoup plus qu’une simple avancée technologique pour geeks… Indéniablement, c’est le mode futur de nos réseaux sociaux qui se dessine ! Une nouvelle façon de communiquer et d’interagir qui se laisse entrevoir dans la version – encore bêta – de Spaces.

So what ? Concrètement, la nouvelle application de Facebook permet de retrouver ses amis (jusqu’à 4 personnes) dans un décor virtuel projeté à 360°, sous l’apparence d’avatars en 3D. Munis de casques Oculus Rift et de manettes tactiles, les utilisateurs sont comme « téléportés » dans la même pièce et peuvent alors partager des photos, des vidéos, voire des objets qu’ils dessinent dans l’air, au fil de leurs discussions. Pour le fun, ils peuvent aussi prendre des selfies de leur réunion avec un selfie stick virtuel et épingler l’image sur leur mur Facebook. Tronches d’avatars, bonjour !

Par-delà l’expérience ludique et les gadgets disponibles, tester Spaces fait prendre conscience – malgré les limites actuelles de l’application- du potentiel énorme de la VR dans les échanges. La présence des acteurs, matérialisée par des avatars qui bougent naturellement, procure une sensation de proximité physique, défiant n’importe quelle distance. Si à terme, des fonctionnalités permettent d’éditer sur la table virtuelle des documents PDF, des schémas 3D ou des présentations Power Point, on imagine alors aisément l’intérêt pour le milieu professionnel : télétravail et projets collaboratifs seront facilités.

Côté stratégie de communication, le prolongement de Facebook en VR constitue évidemment une aubaine de choix pour les entreprises. Alors que beaucoup tâtonnent encore à intégrer efficacement les réseaux sociaux, Spaces renouvelle leur manière de s’adresser au public et de retenir l’attention, en favorisant l’expérience immersive et l’interactivité des utilisateurs. Grâce à la VR, on « plonge » littéralement dans l’univers des marques et à ce titre, les possibilités sont infinies : visiter une usine, conduire une voiture de sport, parcourir l’Asie à cheval, etc… Autant de situations qui pourront être vécues, sans bouger de son salon. Bluffant.

Pour peu que l’application se démocratise (et c’est ce qui se profile, car elle sera bientôt native sur d’autres casques concurrents), les entreprises ont là une carte maîtresse à jouer, pour augmenter l’impact de leurs messages et séduire de nouveaux clients. Avec 1,8 milliards d’usagers quotidien, le vivier Facebook a de quoi les faire rêver ! Mais la révolution virtuelle ne s’improvise pas ; c’est pourquoi Enodo – spécialiste de la 3D – vient soutenir les entreprises dans leur capacité à produire des contenus originaux, propres à intégrer le monde virtuel, et à fédérer – demain – une large communauté de fans ! Retrouvez-nous sur http://www.enodo.fr/