Facebook Spaces : la réalité virtuelle n’est plus un joujou

Visionnaire comme à son habitude, Mark Zuckerberg a encore frappé un grand coup en lançant – le 18 avril dernier – Facebook Spaces, l’application en réalité virtuelle (VR) de son réseau social. Une surprise qui n’en est pas une pour Enodo, qui avait déjà prédit cette évolution en 2014, lors du rachat d’Oculus, entreprise pionnière de la VR dans le domaine des jeux vidéo.

Après avoir déboursé la coquette somme de 2 milliards de dollars, Facebook ne pouvait décemment pas en rester là. Non, le jeune PDG avait bien une autre idée en tête : profiter des formidables opportunités offertes par la VR pour asseoir son leadership en matière de communication. Nous y voilà. Selon lui, Facebook Spaces devrait d’ailleurs devenir « la plateforme sociale la plus puissante au monde » dans la prochaine décennie,  et remplacer à terme le modèle original, avec un succès comparable.

Si le propos peut sembler présomptueux face aux ventes timides du casque Oculus Rift (l’accessoire – jugé trop cher- demeure indispensable pour intégrer la VR), force est d’admettre que l’avènement de Facebook Spaces augure beaucoup plus qu’une simple avancée technologique pour geeks… Indéniablement, c’est le mode futur de nos réseaux sociaux qui se dessine ! Une nouvelle façon de communiquer et d’interagir qui se laisse entrevoir dans la version – encore bêta – de Spaces.

So what ? Concrètement, la nouvelle application de Facebook permet de retrouver ses amis (jusqu’à 4 personnes) dans un décor virtuel projeté à 360°, sous l’apparence d’avatars en 3D. Munis de casques Oculus Rift et de manettes tactiles, les utilisateurs sont comme « téléportés » dans la même pièce et peuvent alors partager des photos, des vidéos, voire des objets qu’ils dessinent dans l’air, au fil de leurs discussions. Pour le fun, ils peuvent aussi prendre des selfies de leur réunion avec un selfie stick virtuel et épingler l’image sur leur mur Facebook. Tronches d’avatars, bonjour !

Par-delà l’expérience ludique et les gadgets disponibles, tester Spaces fait prendre conscience – malgré les limites actuelles de l’application- du potentiel énorme de la VR dans les échanges. La présence des acteurs, matérialisée par des avatars qui bougent naturellement, procure une sensation de proximité physique, défiant n’importe quelle distance. Si à terme, des fonctionnalités permettent d’éditer sur la table virtuelle des documents PDF, des schémas 3D ou des présentations Power Point, on imagine alors aisément l’intérêt pour le milieu professionnel : télétravail et projets collaboratifs seront facilités.

Côté stratégie de communication, le prolongement de Facebook en VR constitue évidemment une aubaine de choix pour les entreprises. Alors que beaucoup tâtonnent encore à intégrer efficacement les réseaux sociaux, Spaces renouvelle leur manière de s’adresser au public et de retenir l’attention, en favorisant l’expérience immersive et l’interactivité des utilisateurs. Grâce à la VR, on « plonge » littéralement dans l’univers des marques et à ce titre, les possibilités sont infinies : visiter une usine, conduire une voiture de sport, parcourir l’Asie à cheval, etc… Autant de situations qui pourront être vécues, sans bouger de son salon. Bluffant.

Pour peu que l’application se démocratise (et c’est ce qui se profile, car elle sera bientôt native sur d’autres casques concurrents), les entreprises ont là une carte maîtresse à jouer, pour augmenter l’impact de leurs messages et séduire de nouveaux clients. Avec 1,8 milliards d’usagers quotidien, le vivier Facebook a de quoi les faire rêver ! Mais la révolution virtuelle ne s’improvise pas ; c’est pourquoi Enodo – spécialiste de la 3D – vient soutenir les entreprises dans leur capacité à produire des contenus originaux, propres à intégrer le monde virtuel, et à fédérer – demain – une large communauté de fans ! Retrouvez-nous sur http://www.enodo.fr/

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Avec Enodo, ils ont hacké Paris !

« Transformez Paris, imaginez un peu la ville de vos rêves ! Vous avez 48h. » Voilà l’expérience inédite à laquelle se sont prêtés, les 25 et 26 mars dernier, une vingtaine d’étudiants en école d’architecture, venus des quatre coins de l’Hexagone pour relever ensemble le défi du Hackathon « Haussmann 2.0 », visant à dessiner la capitale du futur.

Haussmann 2.0

Organisé par le Pavillon de l’Arsenal, en marge de l’exposition dédiée aux célèbres travaux du préfet Haussmann, ce joyeux événement de programmation informatique – fédérant une bande de passionnés d’urbanisme – n’aurait pu voir le jour sans la précieuse collaboration d’Enodo, spécialiste en modélisation 3D, et premier partenaire du projet.  

Sensibles aux défis urbains

Dans une ambiance studieuse et décontract’, ponctuée de mises en commun régulières, les étudiants ont travaillé d’arrache-pied sur le plan parisien, pour concevoir des scénarios innovants et connectés entre eux. Sans contrainte ni limite, les groupes  – formés par tirage au sort – n’ont guère manqué de créativité dans leurs différentes façons d’aménager  l’espace, mêlant la spontanéité de leur génération à une vraie sensibilité face aux défis urbains du XXIe siècle : mobilité, pollution, logement…etc.

Comme le jeu vidéo à venir

Derrière eux, toute l’équipe d’Enodo  était mobilisée, accompagnant pas à pas la réalisation des maquettes numériques, tout en mettant à la disposition des étudiants son tout-dernier outil de démonstration 3D, appliqué à l’univers du gaming : le jeu vidéo The Architect-Paris. Produit par le département Enodo Games, ce jeu de city building – dont la finalité est justement de pouvoir transformer la capitale à sa guise – ne pouvait trouver là meilleur terrain d’expérimentation, avant son lancement à l’été…

Un laboratoire d’idées

Car en effet, les projets du hackathon, qui seront présentés en images et en animations le 11 avril prochain, au pavillon de l’Arsenal, ne sont finalement que les prémices d’une déferlante à venir… Avec The Architect, ce sont des milliers de joueurs qui vont prendre les commandes de la ville et exprimer leur vision pour Paris!

Cadre participatif

Certes, il y aura du fantasme dans leurs projections les plus folles, mais sûrement aussi, un tas de nouvelles idées inspirantes. Comme un double numérique de la ville, le jeu pourrait alors servir de cadre à la participation citoyenne et conduire (mine de rien) à l’édification d’une cité plus durable. Avec The Architect, Paris sera enfin dans nos mains, à portée de manettes.

 

Nous recrutons un chef de projet 3D !

Nous recherchons notre nouveau Chef de Projet pour soutenir l’équipe de production (15 personnes). Il lui sera confié un portefeuille de grands comptes clients, pour lesquels nous réalisons des productions 3D (maquette virtuelle interactive).

VOS MISSIONS

Vous serez en charge de :

  • Concevoir la production des projets attribués
  • Effectuer un suivi quotidien des projets et assurer leur bon cadrage : recueil et rédaction des besoins, gestion du planning. Veiller au respect des deadlines
  • Se positionner comme interlocuteur privilégié avec le client et être en mesure de le conseiller
  • Prendre en charge la relation client
  • Assurer le lien avec les différents acteurs de la chaine production (client, production, direction)
  • Piloter les phases de production
  • S’occuper des reporting client et reporting à la direction sur l’avancement des projets
  • Gérer le budget alloué au projet

Les interlocuteurs : Dans un contexte de production varié, le chef de projet sera amené à rencontrer et travailler avec des parties prenantes variées en interne (business developper, directeur artistique, infographistes 3D) et en externe (Direction de la communication, Direction technique, Directions marketing et commerciales, les architectes, spécialistes 3D…)

PROFIL DU CANDIDAT

  • Vous avez été en poste dans une agence 3D, agence Web ou une agence de communication et justifiez d’une expérience réussie de 2 ans minimum.
  • Curieux, réactif, organisé, vous savez planifier et coordonner dans un souci constant du respect des délais.
  • Vous êtes force de proposition et votre aisance relationnelle vous permet d’être un interlocuteur reconnu en interne comme en externe.
  • Goût pour le digital et les nouvelles technologies.
  • Capacité d’écoute et esprit d’équipe.
  • Bon esprit de synthèse.
  • Esprit d’initiative et d’autonomie.

COMPÉTENCES SOUHAITÉES

  • 3D ***
  • Anglais **
  • Chaîne graphique **
  • Comptabilité *
  • Gestion de projet ****
  • Management *

CONDITIONS DE TRAVAIL

  • Poste à pourvoir dès que possible
  • CDI
  • Poste basé à Paris (75009)
  • Rémunération : selon expérience et profil, mutuelle d’entreprise

 

Pour postuler, merci de nous faire parvenir votre CV ainsi qu’une lettre de motivation à scherrer@enodo.fr

Pour en savoir plus sur ENODO : http://www.enodo.fr/ et https://www.facebook.com/realtime.enodo/

ENODO sera présent au MIPIM 2016, salon international incontournable à destination des professionnels de l’immobilier

Le MIPIM, le plus grand marché international des professionnels de l’immobilier, réunit les acteurs influents de tous les secteurs de l’immobilier (bureaux, résidentiel, commerces, santé, sport, logistique et industriel), offrant un accès inégalé aux grands projets de développement et aux sources de capitaux à l’international.

Sa 27ème édition se tiendra à Cannes, du 15 au 18 mars 2016.

ENODO est honoré de pouvoir accompagner trois clients prestigieux.

Retrouvez-nous sous la tente de la Région Ile-de- France, notre équipe est ravie de vous accueillir et de vous proposer une expérience unique : immergez-vous dans un jeu et découvrez les projets portés par le territoire. Pour la première fois en 2016, l’ensemble des exposants franciliens sera présent sous une seule et unique structure avec un marketing unifié. Cette opération collective extraordinaire démontre la volonté partagée de présenter le territoire par ses projets immobilier, foncier et d’aménagement et non plus par organisme ou entité exposante. La coordination du projet a été confiée à Paris Région Entreprises. ENODO est fier d’avoir contribué à ce rassemblement, en développant un jeu ludique et pédagogique pour présenter les projets de toutes les entités par des points immersifs sans pareil. Venez vous balader dans les projets de demain !

C’est avec une grande fierté que nous sommes également présents sur le stand Bouygues Immobilier (stand P4 – C4 – 4ème étage) pour présenter le projet d’aménagement du futur complexe IKEA Nice. ENODO réalise une maquette virtuelle interactive du projet pour le compte d’IKEA et de Bouygues Immobilier, ainsi qu’un film de promotion. Ces deux outils seront présentés sur le stand et lors notamment de la visite de M. Bertière (PDG Bouygues immobilier) et M. Baraille (PDG d’IKEA France). L’opération immobilière est une grande première pour IKEA, tant par sa qualité architecturale que par le fait qu’elle va s’inscrire dans un programme mixte incorporant des logements et des bureaux.

Nous vous attendons nombreux sur les stands et serons ravis d’échanger avec vous.

Venez découvrir ces projets en avant-première au MIPIM et très bientôt sur notre blog.

[Libération 20/10/2015] Les Français exportent leur ville durable en passant par le Kazakhstan

Avec une centaine de PME, les trois géants Engie, Eiffage et Egis ont développé un modèle numérique de solutions industrielles avec Astana pour support théorique.818844-astana

A la tribune ensemble ce lundi, image peu fréquente, Pierre Berger, président-directeur général de la major du bâtiment Eiffage, Gérard Mestrallet son homologue du géant de l’énergie Engie et Nicolas Jachiet, patron d’Egis, groupe international d’ingénierie. Les trois ont fait cause commune pour développer une vitrine numérique des savoir-faire de la filière industrielle française dans le domaine.

Généralement, chacun fait la course internationale dans son couloir. Là, ils se sont associés et mieux, ont embarqué avec eux une centaine de partenaires et de PME. «Je ne pensais pas qu’on irait jusque-là», se réjouit Nicolas Jachiet. Ce mariage les met de joyeuse humeur. «Nous avons construit le viaduc de Millau, le grand stade de Lille…», s’enflamme Berger. «Nous le canal de Suez!», coupe Mestrallet. «Et nous, la Tour Eiffel!», réplique Berger d’un revers lifté. La salle s’esclaffe.

Dans la demi-heure qui a précédé, a été présenté, sur un mode plus sérieux, une simulation 3D de la ville d’Astana, capitale du Kazakhstan, développée par une PME française de quinze personnes, Enodo. Sur cette ville virtuelle, ont été appliquées toutes les solutions techniques mises au point par les trois grands et leur kyrielle d’entreprises associées. Le projet a été baptisé Astainable. On voit ainsi ce que peut donner la cartographie énergétique d’Astana à différentes échéances, sa gestion de l’eau, les mobilités. Un coup, on est en plan, un autre en immersion dans des rues virtuelles. Derrière chaque pictogramme, se cachent les fiches des entreprises concernées et les détails de leurs solutions.

«Nous proposons une méthode duplicable», a expliqué Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage et coordinatrice du projet. «Chacune des 350 solutions présentées dans l’outil a une fiche dans le logiciel». Comme un énorme catalogue mais pas seulement. «La technologie n’est pas une fin en soi», pose-t-elle. Evoquant, sans les citer, ces villes bourrées de technologies «qui font l’admiration des médias», elle demande: «Pourront-elles être résilientes face à des pluies torrentielles?».

«Page blanche»

Astainable balaie plus large que le pilotage d’une ville. Y figurent des solutions de phytoremédiation ou d’agriculture urbaine. Il n’est pas question de créer une vitrine de «smart city» mais de «respecter le génie du territoire». Ce qui, à Astana, n’est pas facile. Capitale entièrement artificielle implantée dans la steppe en 2009, la cité subit un «climat hyper-continental, qui va de -40° à +30°», résume Valérie David. La population devrait croître de 250% d’ici dix ans.

Pourquoi Astana? En vertu d »un accord de coopération France-Kazakhstan passé par le ministère du Commerce extérieur. La France a proposé ses services pour aider au développement de la jeune capitale. Ce n’est pas le cas de figure urbain le plus enthousiasmant, ni le plus participtaif d’ailleurs. «En même temps, c’est toujours bien de partir d’une page blanche…», veut croire un participant.

Les autorités locales ont accepté de servir de laboratoire, d’autant plus que l’outil leur est offert clés en main. Rien ne dit qu’il y aura des commandes derrière. Mais en attendant, comme remarque un des patrons de PME présents, la filière française du développement durable«plante un étendard».

Sibylle Vincendon

Pour accéder à l’article en PDF : c’est ici

[LE MONDE 20/10/2015] La ville durable à la française cherche à s’exporter en 3D

Un clic et l’on se retrouve en 2030 à flâner dans les rues vertes d’Astana, capitale du Kazakhstan depuis 1998, à découvrir les nouveaux quartiers situés sur le fleuve Ishim, monter dans le téléphérique qui traverse la ville… Un autre et nous voilà à Santiago du Chili , lorsque l’autoroute Panamerica aura cessé de tracer une monstrueuse balafre de 100 mètres de large au centre de cette agglomération sud- américaine de 7 millions d’habitants.

L’urbanisme peut se réinventer quasiment sans limite grâce à de nouvelles maquettes numériques sophistiquées. Avec une fluidité digne des jeux vidéo , ces simulateurs doivent permettre d’élaborer des villes plus durables et apaisées mais aussi de promouvoir des cités portant haut les couleurs de la « French tech ».

Lundi 19 octobre, Eiffage et ses partenaires Egis et Engie (ex-GDF Suez ) présentaient ainsi leur démonstrateur urbain 3D, baptisé Astainable. En juin, le groupe d’ingénierie Artelia, avec Veolia et Architecture -Studio notamment, avait remis le sien à Michelle Bachelet lors de la visite de la présidente du Chili à Paris . Ces deux réalisations, qui ont chacune répondu à un appel d’offres du gouvernement en 2013 sur une idée lancée par Nicole Bricq, alors ministre du commerce extérieur, ont vocation à être des vitrines à l’international de l’urbanisme français, sous la marque ombrelle Vivapolis, créée à cette fin la même année. Ces deux supports vont être généreusement mis à disposition des ambassades françaises.

Repérage aérien

Le ministère des finances a mis deux millions d’euros sur la table pour financer le développement de ces produits qui constituent certes des prouesses numériques, mais qui renouvellent aussi l’approche du développement urbain. Les deux villes concernées, Astana et Santiago, qui n’ont rien payé, ont été choisies l’une comme l’autre pour leur croissance urbaine mal contrôlée.

Astana, qui s’étend sur 720 kilomètres carrés et dont la population a augmenté de 250 % en quatorze ans, présente tous les maux d’une urbanisation rapide : empreinte énergétique croissante (électricité et chaleur exclusivement produites à base de charbon), pollution atmosphérique, congestion des axes de circulation, gestion obsolète des déchets, dont 97 % sont mis en décharge… Sans compter les températures qui varient de 40 °C à – 40 °C l’hiver. La capitale du Chili voit pour sa part défiler le long de son centre historique une bonne partie du trafic routier transaméricain.

Dans les deux cas, les simulateurs 3D reposent sur un diagnostic préalable très fin. «La municipalité de Santiago a joué le jeu à fond et nous a ouvert tous ses tiroirs», témoigne Charline Froitier, ingénieure en chef du projet d’Artelia. Résultat : avec ces données complétées par des repérages aériens, il suffit de pointer un immeuble sur la maquette numérique Santiago pour en connaître les dimensions et le nombre d’habitants. Ce « scan de la ville » permet d’élaborer des stratégies sans a priori à partir de la carte du bruit, de l’offre scolaire ou de la densité d’espaces verts par exemple.

Chez Artelia, on a recensé onze « clés » de la ville durable, qui vont de la mobilité à l’équité sociale en passant par la sécurité, la présence de la nature et l’identité de la ville. Tandis que du côté d’Eiffage on présente des scénarios à l’échelle de l’agglomération par chacune des « briques » de la ville – transports , énergie, construction durable, eau, déchets, air – abordées sous forme d’infographies animées. Son démonstrateur suggère aussi des scénarios à l’échelle de quartiers particulièrement emblématiques.

En s’immergeant dans l’une ou l’autre ville en 3D, le visiteur découvre un bouquet de solutions intégrées de toute nature, immédiatement suivi de suggestions d’entreprises françaises prêtes à les fournir . Cela va d’une Zoe électrique résistant au grand froid proposée par Renault à un système de valorisation des ordures ménagères en combustible breveté par la PME d’Aquitaine PENA, en passant par des jardins filtrants absorbant la pollution réalisés par Phytorestore, un spécialiste de l’épuration par les plantes.

«Dans toutes les “briques” de la ville durable, la France compte des pépites de toutes tailles. 60 % des solutions émanent de société s de moins de cent salariés, souligne Valérie David, directrice du développement durable d’Eiffage. Ce travail collaboratif a fédéré 104 entreprises. Nous sommes sortis du travail par métier et, insiste la coordinatrice du projet, nous avons développé une approche globale, systémique, de la ville, intégrant toutes ses dimensions. »

Révolution des transports urbains

Afin d’étoffer son catalogue de solutions, Artelia avait de son côté créé un site ouvert aux propositions et en a reçu 200, dans tous les domaines, du mobilier urbain doté de discrets capteurs pour informer sur le trafic des bus en temps réel aux vitres photovoltaïques. A Santiago, il a beaucoup été question de révolution des transports urbains, sur la base, notamment, du travail mené pour la couverture de l’A1 en Seine-Saint-Denis . Artelia a même intégré dans sa réflexion le concessionnaire privé de l’autoroute urbaine chilienne.

Alors, ces démonstrateurs vont-ils s’imposer comme des outils indispensables ? «Ils permettent de se projeter de manière attrayante dans l’avenir, relève Jean-François Doulet, maître de conférences à l’institut d’urbanisme de Paris. Ce travail collaboratif, où les entreprises se fédèrent pour mener ensemble un projet, n’a encore été développé qu’à titre expérimental. Or cette approche intégrée de la ville se heurte encore à de fortes inerties dans leur mode de fonctionnement. Et l’expert de mettre en garde : « La cité durable ne doit pas devenir le nouveau référentiel techniciste que furent hier les grands programmes – autoritaires – des villes nouvelles. Elle appelle une participation et une appropriation des citoyens. »

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