ENODO sera présent au MIPIM 2016, salon international incontournable à destination des professionnels de l’immobilier

Le MIPIM, le plus grand marché international des professionnels de l’immobilier, réunit les acteurs influents de tous les secteurs de l’immobilier (bureaux, résidentiel, commerces, santé, sport, logistique et industriel), offrant un accès inégalé aux grands projets de développement et aux sources de capitaux à l’international.

Sa 27ème édition se tiendra à Cannes, du 15 au 18 mars 2016.

ENODO est honoré de pouvoir accompagner trois clients prestigieux.

Retrouvez-nous sous la tente de la Région Ile-de- France, notre équipe est ravie de vous accueillir et de vous proposer une expérience unique : immergez-vous dans un jeu et découvrez les projets portés par le territoire. Pour la première fois en 2016, l’ensemble des exposants franciliens sera présent sous une seule et unique structure avec un marketing unifié. Cette opération collective extraordinaire démontre la volonté partagée de présenter le territoire par ses projets immobilier, foncier et d’aménagement et non plus par organisme ou entité exposante. La coordination du projet a été confiée à Paris Région Entreprises. ENODO est fier d’avoir contribué à ce rassemblement, en développant un jeu ludique et pédagogique pour présenter les projets de toutes les entités par des points immersifs sans pareil. Venez vous balader dans les projets de demain !

C’est avec une grande fierté que nous sommes également présents sur le stand Bouygues Immobilier (stand P4 – C4 – 4ème étage) pour présenter le projet d’aménagement du futur complexe IKEA Nice. ENODO réalise une maquette virtuelle interactive du projet pour le compte d’IKEA et de Bouygues Immobilier, ainsi qu’un film de promotion. Ces deux outils seront présentés sur le stand et lors notamment de la visite de M. Bertière (PDG Bouygues immobilier) et M. Baraille (PDG d’IKEA France). L’opération immobilière est une grande première pour IKEA, tant par sa qualité architecturale que par le fait qu’elle va s’inscrire dans un programme mixte incorporant des logements et des bureaux.

Nous vous attendons nombreux sur les stands et serons ravis d’échanger avec vous.

Venez découvrir ces projets en avant-première au MIPIM et très bientôt sur notre blog.

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[Libération 20/10/2015] Les Français exportent leur ville durable en passant par le Kazakhstan

Avec une centaine de PME, les trois géants Engie, Eiffage et Egis ont développé un modèle numérique de solutions industrielles avec Astana pour support théorique.818844-astana

A la tribune ensemble ce lundi, image peu fréquente, Pierre Berger, président-directeur général de la major du bâtiment Eiffage, Gérard Mestrallet son homologue du géant de l’énergie Engie et Nicolas Jachiet, patron d’Egis, groupe international d’ingénierie. Les trois ont fait cause commune pour développer une vitrine numérique des savoir-faire de la filière industrielle française dans le domaine.

Généralement, chacun fait la course internationale dans son couloir. Là, ils se sont associés et mieux, ont embarqué avec eux une centaine de partenaires et de PME. «Je ne pensais pas qu’on irait jusque-là», se réjouit Nicolas Jachiet. Ce mariage les met de joyeuse humeur. «Nous avons construit le viaduc de Millau, le grand stade de Lille…», s’enflamme Berger. «Nous le canal de Suez!», coupe Mestrallet. «Et nous, la Tour Eiffel!», réplique Berger d’un revers lifté. La salle s’esclaffe.

Dans la demi-heure qui a précédé, a été présenté, sur un mode plus sérieux, une simulation 3D de la ville d’Astana, capitale du Kazakhstan, développée par une PME française de quinze personnes, Enodo. Sur cette ville virtuelle, ont été appliquées toutes les solutions techniques mises au point par les trois grands et leur kyrielle d’entreprises associées. Le projet a été baptisé Astainable. On voit ainsi ce que peut donner la cartographie énergétique d’Astana à différentes échéances, sa gestion de l’eau, les mobilités. Un coup, on est en plan, un autre en immersion dans des rues virtuelles. Derrière chaque pictogramme, se cachent les fiches des entreprises concernées et les détails de leurs solutions.

«Nous proposons une méthode duplicable», a expliqué Valérie David, directrice du développement durable chez Eiffage et coordinatrice du projet. «Chacune des 350 solutions présentées dans l’outil a une fiche dans le logiciel». Comme un énorme catalogue mais pas seulement. «La technologie n’est pas une fin en soi», pose-t-elle. Evoquant, sans les citer, ces villes bourrées de technologies «qui font l’admiration des médias», elle demande: «Pourront-elles être résilientes face à des pluies torrentielles?».

«Page blanche»

Astainable balaie plus large que le pilotage d’une ville. Y figurent des solutions de phytoremédiation ou d’agriculture urbaine. Il n’est pas question de créer une vitrine de «smart city» mais de «respecter le génie du territoire». Ce qui, à Astana, n’est pas facile. Capitale entièrement artificielle implantée dans la steppe en 2009, la cité subit un «climat hyper-continental, qui va de -40° à +30°», résume Valérie David. La population devrait croître de 250% d’ici dix ans.

Pourquoi Astana? En vertu d »un accord de coopération France-Kazakhstan passé par le ministère du Commerce extérieur. La France a proposé ses services pour aider au développement de la jeune capitale. Ce n’est pas le cas de figure urbain le plus enthousiasmant, ni le plus participtaif d’ailleurs. «En même temps, c’est toujours bien de partir d’une page blanche…», veut croire un participant.

Les autorités locales ont accepté de servir de laboratoire, d’autant plus que l’outil leur est offert clés en main. Rien ne dit qu’il y aura des commandes derrière. Mais en attendant, comme remarque un des patrons de PME présents, la filière française du développement durable«plante un étendard».

Sibylle Vincendon

Pour accéder à l’article en PDF : c’est ici

[LE MONDE 20/10/2015] La ville durable à la française cherche à s’exporter en 3D

Un clic et l’on se retrouve en 2030 à flâner dans les rues vertes d’Astana, capitale du Kazakhstan depuis 1998, à découvrir les nouveaux quartiers situés sur le fleuve Ishim, monter dans le téléphérique qui traverse la ville… Un autre et nous voilà à Santiago du Chili , lorsque l’autoroute Panamerica aura cessé de tracer une monstrueuse balafre de 100 mètres de large au centre de cette agglomération sud- américaine de 7 millions d’habitants.

L’urbanisme peut se réinventer quasiment sans limite grâce à de nouvelles maquettes numériques sophistiquées. Avec une fluidité digne des jeux vidéo , ces simulateurs doivent permettre d’élaborer des villes plus durables et apaisées mais aussi de promouvoir des cités portant haut les couleurs de la « French tech ».

Lundi 19 octobre, Eiffage et ses partenaires Egis et Engie (ex-GDF Suez ) présentaient ainsi leur démonstrateur urbain 3D, baptisé Astainable. En juin, le groupe d’ingénierie Artelia, avec Veolia et Architecture -Studio notamment, avait remis le sien à Michelle Bachelet lors de la visite de la présidente du Chili à Paris . Ces deux réalisations, qui ont chacune répondu à un appel d’offres du gouvernement en 2013 sur une idée lancée par Nicole Bricq, alors ministre du commerce extérieur, ont vocation à être des vitrines à l’international de l’urbanisme français, sous la marque ombrelle Vivapolis, créée à cette fin la même année. Ces deux supports vont être généreusement mis à disposition des ambassades françaises.

Repérage aérien

Le ministère des finances a mis deux millions d’euros sur la table pour financer le développement de ces produits qui constituent certes des prouesses numériques, mais qui renouvellent aussi l’approche du développement urbain. Les deux villes concernées, Astana et Santiago, qui n’ont rien payé, ont été choisies l’une comme l’autre pour leur croissance urbaine mal contrôlée.

Astana, qui s’étend sur 720 kilomètres carrés et dont la population a augmenté de 250 % en quatorze ans, présente tous les maux d’une urbanisation rapide : empreinte énergétique croissante (électricité et chaleur exclusivement produites à base de charbon), pollution atmosphérique, congestion des axes de circulation, gestion obsolète des déchets, dont 97 % sont mis en décharge… Sans compter les températures qui varient de 40 °C à – 40 °C l’hiver. La capitale du Chili voit pour sa part défiler le long de son centre historique une bonne partie du trafic routier transaméricain.

Dans les deux cas, les simulateurs 3D reposent sur un diagnostic préalable très fin. «La municipalité de Santiago a joué le jeu à fond et nous a ouvert tous ses tiroirs», témoigne Charline Froitier, ingénieure en chef du projet d’Artelia. Résultat : avec ces données complétées par des repérages aériens, il suffit de pointer un immeuble sur la maquette numérique Santiago pour en connaître les dimensions et le nombre d’habitants. Ce « scan de la ville » permet d’élaborer des stratégies sans a priori à partir de la carte du bruit, de l’offre scolaire ou de la densité d’espaces verts par exemple.

Chez Artelia, on a recensé onze « clés » de la ville durable, qui vont de la mobilité à l’équité sociale en passant par la sécurité, la présence de la nature et l’identité de la ville. Tandis que du côté d’Eiffage on présente des scénarios à l’échelle de l’agglomération par chacune des « briques » de la ville – transports , énergie, construction durable, eau, déchets, air – abordées sous forme d’infographies animées. Son démonstrateur suggère aussi des scénarios à l’échelle de quartiers particulièrement emblématiques.

En s’immergeant dans l’une ou l’autre ville en 3D, le visiteur découvre un bouquet de solutions intégrées de toute nature, immédiatement suivi de suggestions d’entreprises françaises prêtes à les fournir . Cela va d’une Zoe électrique résistant au grand froid proposée par Renault à un système de valorisation des ordures ménagères en combustible breveté par la PME d’Aquitaine PENA, en passant par des jardins filtrants absorbant la pollution réalisés par Phytorestore, un spécialiste de l’épuration par les plantes.

«Dans toutes les “briques” de la ville durable, la France compte des pépites de toutes tailles. 60 % des solutions émanent de société s de moins de cent salariés, souligne Valérie David, directrice du développement durable d’Eiffage. Ce travail collaboratif a fédéré 104 entreprises. Nous sommes sortis du travail par métier et, insiste la coordinatrice du projet, nous avons développé une approche globale, systémique, de la ville, intégrant toutes ses dimensions. »

Révolution des transports urbains

Afin d’étoffer son catalogue de solutions, Artelia avait de son côté créé un site ouvert aux propositions et en a reçu 200, dans tous les domaines, du mobilier urbain doté de discrets capteurs pour informer sur le trafic des bus en temps réel aux vitres photovoltaïques. A Santiago, il a beaucoup été question de révolution des transports urbains, sur la base, notamment, du travail mené pour la couverture de l’A1 en Seine-Saint-Denis . Artelia a même intégré dans sa réflexion le concessionnaire privé de l’autoroute urbaine chilienne.

Alors, ces démonstrateurs vont-ils s’imposer comme des outils indispensables ? «Ils permettent de se projeter de manière attrayante dans l’avenir, relève Jean-François Doulet, maître de conférences à l’institut d’urbanisme de Paris. Ce travail collaboratif, où les entreprises se fédèrent pour mener ensemble un projet, n’a encore été développé qu’à titre expérimental. Or cette approche intégrée de la ville se heurte encore à de fortes inerties dans leur mode de fonctionnement. Et l’expert de mettre en garde : « La cité durable ne doit pas devenir le nouveau référentiel techniciste que furent hier les grands programmes – autoritaires – des villes nouvelles. Elle appelle une participation et une appropriation des citoyens. »

Pour accéder à à l’article en PDF, c’est ici

[Les Echos 18/10/15] Quand les entreprises jouent à SimCity

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La ville durable est-elle exportable ? Deux simulateurs présentent sous forme de jeu vidéo plus d’une centaine de solutions urbaines mises au point par des entreprises françaises. Épatant.

Lorsque le programme veut bien démarrer, c’est un jeu d’enfant, un joystick en main, de circuler en ville. Sur ses pieds virtuels, le piéton se promène dans les rues d’Astana au Kazakhstan ou de Santiago au Chili, emprunte un téléphérique, visite des parcs… et découvre en 3D, ici une ligne de tramway, là un bâtiment à énergie positive, une borne de recharge pour sa voiture électrique, un système d’évacuation des déchets, des éoliennes…

Il suffit de cliquer sur les icônes clignotantes de ces maquettes virtuelles pour voir apparaître une fiche technique, bien réelle, contenant toutes les informations sur le produit et la ou les entreprises qui l’ont mis au point et le vendent. Le « club » ainsi constitué regroupe plus d’une centaine de TPE, PME, ou start-up françaises de toutes tailles. Elles ont été répertoriées et choisies pour leurs brevets ou leurs solutions innovantes, durables et plutôt « low-tech ».

Aux mains des services économiques des ambassades et des représentants de Business France, au gré des déplacements ministériels ou des délégations, ces vitrines numériques du savoir-faire français, faciles et ludiques à manipuler, sont censées soutenir nos industriels à l’export.

Mais ces VRP sont-ils les mieux à même de « vendre » ces solutions parfois très techniques ? C’est justement tout l’enjeu de la présentation façon jeu vidéo. Enodo, une entreprise niçoise de 15 personnes, a mis au point l’un des moteurs numériques et parie sur cette approche. « Cela peut sembler anecdotique, mais les utilisateurs de jeux dont le décor est une ville deviennent de vrais experts du déplacement, connaissent bien les lieux. Sans remplacer l’expertise technique, la repro­duction de ce type d’immersion à l’aide de données réelles pourrait révolutionner la manière de fabriquer et de gérer les villes. Un vrai SimCity. Combien d’élus se trouvent un peu désemparés devant des plans qu’ils ne savent pas lire ? » interroge Jean-Baptiste Reynes, cofondateur de cette PME.

L’un de ces « simulateurs », Astainable, a été développé par le groupement Eiffage-Engie-Egis ; l’autre, Santiago Deseado, par Veolia et Artelia, en association avec les architectes et urbanistes d’Arte Charpentier et d’Architecture Studio.

Deux chefs de file, Eiffage et Veolia

Au moins autant que leurs développeurs, le gouvernement compte sur ces outils pour exporter l’excellence urbaine nationale. Car l’idée est née il y a deux ans, au cabinet de Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur : « J’en avais assez de voir les ­Allemands, les Suédois avec Simbiocity ou les Anglais chasser en meute à l’étranger. Nous arrivons souvent dispersés alors que nous disposons d’une excellente expertise, de tous les métiers. Il nous fallait développer une offre commerciale. Lorsque les Chinois nous interrogent, c’est pour construire des villes entières », raconte l’ancienne ministre, sénatrice de Seine-et-Marne.

En 2013, devançant les réflexions interministérielles « qui n’avancent pas », elle lance un appel à manifestation d’intérêt et récompense deux groupements lauréats dont les chefs de file sont Eiffage et Veolia. A eux, à partir de villes tests imposées, Astana et Santiago, de développer ces catalogues numériques de solutions et de partenaires industriels capables de développer des villes durables, c’est-à-dire économes en énergie et en eau, aux transports fluides, construites dans le respect de l’écosystème, assainies, agréables à vivre, apaisées… Un rêve lointain encore à peu près partout sur la planète.

Pourquoi offrir à deux villes ces programmes à 2 millions d’euros chacun, financés par le Fonds d’étude et d’aide au secteur privé (Fasep) ? Parce que pour convaincre, mieux vaut tâter le terrain plutôt que naviguer hors sol. Et pour orienter les choix d’une collectivité, disposer de données réelles concernant tout son environnement urbain, social et économique : le nombre de bâtiments existants, la densité de la population, la croissance du parc automobile et ses alternatives, le pourcentage d’espaces verts, la taille des rues, l’emplacement des réseaux, le revenu moyen de la population, qui a accès à un téléphone portable… et des centaines d’autres.

Passées dans un grand mixeur et agrégées par d’intelligents algorithmes, ces connaissances viennent ensuite nourrir une maquette virtuelle dynamique. Et présenter ce que pourrait être la ville dans dix ou vingt ans, si ses élus adoptaient les solutions françaises proposées. « Le simulateur n’invente pas le programme et ne fabrique pas le projet, c’est une boîte à outils très précieuse pour nous aider à mieux le définir, explique Antonio Frausto, associé de l’agence Arte Charpentier. Le croisement de données aboutit parfois à des indicateurs auxquels nous n’aurions pas pensé et qui peuvent orienter des décisions politiques. »

« Astana est une ville jeune, poussée trop vite, au climat rude, développée sans réel plan, aux antipodes de la ville durable dont rêvent les Français. A la fois un contre-exemple et un bon terreau à ensemencer pour proposer des transformations à l’horizon 2030 », explique Valérie David, chargée de suivre le projet pour Eiffage. « A Santiago, la maire Carolina Tohà a tout de suite perçu l’intérêt de notre proposition et nous a demandé de réfléchir à une situation urbaine réelle, la couverture du tronçon de l’autoroute panaméricaine qui tranche la ville en deux », détaille Catherine Savart, directrice du projet innovation chez Veolia. Deux cas d’école considérés comme complémentaires.

Un modèle reproductible ?

Le modèle développé pour ces lieux très spécifiques est-il reproductible ? C’est évidemment le but du jeu et l’intérêt du simulateur, qui dépasse le simple club d’entreprises. Aussi précis soit-il, il aurait pu, pour beaucoup moins cher, figurer sur un simple site Internet. L’intention est louable de passer d’intuitions plus ou moins vérifiées à des certitudes. Mais l’urbanisme n’est pas une science exacte et la répétition de modèles peut, dans des cultures, des géographies et des contextes différents, mener à des catastrophes défigurant le territoire pour des décennies.

La ville durable à la française peut-elle se couler dans n’importe quel ­contexte ? « La maquette n’est pas le plus compliqué à fabriquer, explique Jean ­Baptiste Reynes. Une fois les données récoltées auprès des villes, dont certaines disposent de très bons systèmes d’information, il faut intégrer des solutions urbaines adaptées sous la direction d’experts. Utiliser une méthode et non plaquer un modèle. » C’est pourquoi, au-delà des outils de communication, la version en 3D et le catalogue commercial, les deux simulateurs présentent des stratégies urbaines de développement via des plans et des documents moins directement accessibles au public néophyte.

Un niveau de lecture « sérieux » pour les techniciens, un autre un peu plus « fun » pour les politiques ? « Le procédé laisse une très large part au diagnostic. A partir de la grille d’analyse que nous avons mise au point, il est facile d’identifier rapidement les enjeux dans n’importe quelle ville », assure Catherine Savart.

Un grand absent, Bouygues

Copropriétaire (avec l’Etat et la ville d’Astana) de son outil, Eiffage n’a pas attendu pour en développer un second à Libreville, au Gabon. La mise au point a pris quelques mois contre deux ans pour la première édition. Y figurent les mêmes entreprises et d’autres, dont les solutions sont plus adaptées au climat tropical et à l’utilisation de l’énergie solaire par exemple. Pour les choisir, les chefs de file des groupements ont fouillé dans les pôles de compétitivité, arpenté les Salons, utilisé leurs réseaux, repéré les nouveaux procédés.

L’offre est fournie mais pas exhaustive. Certains grands groupes déjà bien implantés à l’étranger, jaloux de leurs marchés ou dubitatifs sur l’intérêt de cet outil, n’ont pas souhaité partager leur expérience. Et parmi cette offre française manque tout de même l’un des géants du bâtiment, de la route et des services urbains. Vinci a participé de loin à l’expérience chilienne. Bouygues à aucune. Ni l’un ni l’autre n’avait répondu à l’appel à projet de 2013. « Parce que nous préférons construire une réalité plutôt que d’imaginer l’avenir en 3D », répond l’un de ses responsables…

Eiffage et Veolia, dont les filiales figurent bien sûr en bonne place dans le catalogue, ont commencé à dévoiler leurs simulateurs dans les forums internationaux consacrés au développement urbain. Innovants, ils sont toutefois un peu noyés dans la masse de plates-formes numériques qui fleu­rissent un peu partout. La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, vient à nouveau de lancer une réflexion : un appel à projets pour des « démonstrateurs » urbains, non plus virtuels mais réels. De vrais quartiers de ville durable à construire en France, chargés, tout comme les simulateurs, de prouver l’excellence de nos solutions aux visiteurs étrangers. « Ils étaient déjà en gestation il y a deux ans, il leur faudra encore quelques années pour être prêts à démontrer quelque chose, en attendant, nous avons avancé », constate Nicole Bricq.

Catherine Sabbah

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/sciences-prospective/021413058243-quand-les-entreprises-jouent-a-simcity-1166634.php?I521cEeusrDMT8fs.99#

L’article de presse en PDF : ici.

Article Les Echos – Eiffage s’allie à Enodo dans la ville durable

Le géant du BTP pilote un projet pour imaginer Astana, la capitale du Kazakhstan en 2030. La réalisation technique d’un démonstrateur 3D a été confiée à une PME, Enodo.

Flâner en 2030 sur les champs Élysées d’Astana, la capitale du Kazakhstan, puis rejoindre le téléphérique pour aller découvrir les nouveaux quartiers de l’île située sur le fleuve Ishim… un rêve que les Kazakhstanais vont bientôt      « toucher du doigt » grâce au démonstrateur 3D piloté par Eiffage, le géant du BTP, associé à Engie (ex GDF-Suez) et à Egis au sein du groupement « Astainable » créé pour l’occasion. « Nous nous sommes focalisés sur 7 quartiers dans lesquels le visiteur peut se promener virtuellement à pied, tel un habitant d’Astana », indique Nicolas Moronval, responsable du pôle développement au sein de la direction développement durable de la holding d’Eiffage.

La réalisation technique de ce projet innovant, en cours d’achèvement, a été confiée à Enodo, une entreprise niçoise d’une quinzaine de personnes cofondée par Jean-Baptise Reynes, son président, et Arnaud Moioli, son directeur général.

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Spécialisée dans le service et le conseil en communication 3D interactive de projets, Enodo a réalisé la maquette virtuelle d’Astana qui s’étend sur 720 km2. En recourant à Enodo, Eiffage a misé sur une entreprise qui a l’habitude de travailler avec des grands comptes sur des projets complexes qui nécessitent une interface ludique. La PME a eu l’idée de transférer les technologies du jeu vidéo au service de la communication. Elle a d’ailleurs bénéficié du soutien financier de Bpifrance et de financements au titre du Crédit impôt recherche. Depuis, l’entreprise a notamment travaillé sur la présentation à la population du futur tramway de Nice mais aussi sur des projets d’usines, etc. Pour autant, le cœur de métier d’Enodo ne porte pas sur la modélisation 3D de projet de construction mais sur la matière grise à apporter ses clients. L’objectif étant de les aider à présenter leur projet en faisant en sorte qu’il soit compréhensible par le grand public.

Enodo, choisie par Eiffage, pour sa capacité d’innovation
La maquette numérique d’Astana s’inscrit dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt (AMI) lancé en 2013 par la Direction générale du trésor et le ministère du Commerce extérieur. « Il s’agissait de réaliser un démonstrateur 3D afin de promouvoir à l’étranger le savoir-faire français en matière de développement urbain durable  », résume le représentant d’Eiffage dont le groupement  »Astainable » a suscité la création d’un club d’industriels français. D’ailleurs, en double-cliquant sur la maquette d’Astana, le visiteur pourra découvrir les quelques 300 solutions présentées en situation par les fournisseurs français d’eau, énergie, traitement des déchets, écomobilité et agriculture urbaine. Une prouesse technologique signée par Enodo qui a été retenue pour sa capacité à innover lors d’une consultation menée par le groupement. « J’ai tout de suite perçu que cette PME pouvait nous apporter une vraie plus-value », se rappelle Nicolas Moronval qui, dans le cadre de Phosphore, le laboratoire de prospective créé au sein d’Eiffage, a l’habitude de travailler avec des TPE.

Ses partenaires ayant des moyens humains et financiers limités, ce dernier a pris l’habitude de bien cadrer les projets sur lesquels il les fait intervenir. « Si la demande est trop forte, il peut y avoir des déconvenues. Et le risque, c’est que le partenaire ne puisse faire face à la surcharge de production », soulève le responsable du pôle développement. Pour éviter les éventuelles dérives, ce dernier entretient un dialogue quasi quotidien avec Enodo qui a d’ailleurs pris des bureaux à Paris afin d’avoir une plus grande proximité avec son client. « Nous travaillons en co-conception. Je suis ouvert aux propositions d’Enodo, je veille à ne pas brider l’équipe car le projet y perdrait de la fraîcheur et de la valeur, poursuit Nicolas Moronval. C’est Enodo qui détient le savoir-faire 3D. Il faut avoir une certaine humilité en tant que client ! »

Retrouvez l’article des Echos en format PDF

(Communiqué de Presse) ENODO pierre angulaire du groupement vainqueur de l’Appel à Projets « Simulateur Ville durable »

ENODO pierre angulaire du groupement vainqueur de l’Appel à Projets « Simulateur Ville durable » émis le 26 juillet 2013 par le Ministère du commerce Extérieur et la DGTPE.

ENODO est fier d’avoir remporté, aux côtés d’Eiffage (mandataire), GDF Suez et Egis, l’appel à projets émis par le ministère du commerce extérieur et la DGTPE pour la réalisation du « Simulateur ville durable ».
Baptisé Astainable®, et localisé sur la ville d’Astana, capitale du Kazakhstan, ce projet pionnier consiste à :

  • diagnostiquer les besoins en développement urbain durable de la ville d’Astana dans les domaines des écomobilités, de la constitution d’un bouquet énergétique local, de la construction durable et de l’écosystème urbain (eau, déchets, restauration des milieux) ;
  • identifier et proposer en réponses les solutions conceptuelles, techniques et technologiques françaises existantes sur la ville durable appropriées,
  • produire un démonstrateur de design urbain mettant en images 3 D toutes ces solutions.

ENODO apportera son expertise sur la création d’environnement urbain virtuel tout au long du projet. ENODO modélisera les solutions pouvant être apportées par les spécialistes français de la ville durable, pour valoriser l’offre et faciliter le dialogue avec les autorités kazakhe.

A propos d’ENODO
ENODO construit des univers urbains virtuels immersifs pour valoriser les projets ambitieux portés dans les domaines de l’industrie, de l’urbanisme, de l’architecture. Via un partenariat avec la société allemande CRYTEK, ENODO bénéficie de l’une des technologies 3D temps réel les plus puissante au monde (Cryengine). ENODO s’approprie et adapte les mécanismes du jeu vidéo, pour faire de chaque projet une expérience, dans un seul but : révolutionner la perception des projets, leurs développements et leurs communications.
ENODO travaille aujourd’hui pour les leaders du monde de l’industrie, de l’architecture, du luxe : BMW, TOTAL, LVMH, INEO GDF SUEZ, SOLIDERE, NEXITY, etc.

A propos d’Eiffage
Numéro quatre européen du BTP et des concessions, Eiffage exerce ses activités à travers cinq métiers : la construction, les travaux publics, l’énergie, le métal et les concessions avec les partenariats public-privé. Le Groupe s’appuie sur l’expérience de près de 70 000 collaborateurs et a réalisé, en 2012, un chiffre d’affaires de plus de 14 milliards d’euros dont 15 % à l’étranger. Eiffage compte depuis 2007 son propre laboratoire de recherche sur le développement urbain durable, Phosphore®, qui mène des réflexions systémiques sur l’urbanisme durable, comme ce fut le cas à Marseille (2007-2009), Strasbourg (2009-2011) et l’agglomération de Grenoble (2011-2013).

A propos d’Egis
Egis est un groupe d’ingénierie, de montage de projets et d’exploitation. En ingénierie et conseil, il intervient dans les domaines des transports, de la ville, du bâtiment, de l’industrie, de l’eau, de l’environnement et de l’énergie. Dans les domaines routiers et aéroportuaires, son offre s’élargit au développement de projets, à l’investissement en capital, au clé en main d’équipements et à l’exploitation. Avec 12 000 collaborateurs, dont 7 500 dans l’ingénierie et 900 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2012, le groupe est présent dans plus de 100 pays et dispose d’une cinquantaine d’implantations en France.

À propos de GDF SUEZ
GDF SUEZ inscrit la croissance responsable au cœur de ses métiers (électricité, gaz naturel, services à l’énergie) pour relever les grands enjeux énergétiques et environnementaux : répondre aux besoins en énergie, assurer la sécurité d’approvisionnement, lutter contre les changements climatiques et optimiser l’utilisation des ressources. Le Groupe propose des solutions performantes et innovantes aux particuliers, aux villes et aux entreprises en s’appuyant sur un portefeuille d’approvisionnement gazier diversifié, un parc de production électrique flexible et peu émetteur de CO2 et une expertise unique dans quatre secteurs clés : la production indépendante d’électricité, le gaz naturel liquéfié, les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique. GDF SUEZ compte 138 200 collaborateurs dans le monde pour un chiffre d’affaires en 2012 de 82 milliards d’euros.

Contact : scherrer@enodo.fr