La réalité virtuelle, nouvel outil à la disposition des RH

L’expérience immersive est une pratique de plus en plus couramment utilisée par les RH, notamment en matière de formation. Force est de constater que les technologies 3D temps réel, grâce à un réalisme et une qualité d’images inégalés, sont en train de révolutionner la transmission des savoirs et les techniques d’apprentissage.

Il me semble qu’en substituant l’action au discours, la réalité virtuelle permet de sortir d’une communication mono-orientée où les « sachants » sont les seuls à pouvoir transmettre les bonnes pratiques. Au-delà de la technologie, c’est bien la relation entre le formateur et l’apprenant qui évolue : il ne s’agit plus de les réunir dans une même pièce mais, à la façon d’un jeu vidéo en réseau, de les faire interagir dans une salle de formation virtuelle.

En alliant immersion et interaction, la réalité virtuelle ouvre de nouvelles perspectives en matière d’apprentissage. A mon sens, on passe d’une démarche passive et uniformisée à une approche sur-mesure, entièrement basée sur l’expérience et le rythme d’apprentissage de chaque participant. Chez ENODO, nous avons constaté qu’en sollicitant l’attention et les sens de manière active, autonome et parfois même ludique, elle permet d’intérioriser plus facilement et rapidement des gestes et des procédures, jusqu’à créer des automatismes. Autre avantage : il est possible de vérifier instantanément la compréhension des process et de contrôler leur bonne application.

La réalité virtuelle offre également l’opportunité de simuler différents scénarios qu’il serait difficile, coûteux voire dangereux de reproduire en conditions réelles. ENODO forme par exemple les collaborateurs d’un grand groupe aux procédures à appliquer en situation de crise. Concrètement, nous modélisons le site ainsi que l’ensemble de son équipement industriel, puis les techniciens en charge de la maintenance s’entraînent en temps réel. Cela permet à notre client d’interroger les procédures en vigueur et d’en mesurer directement les impacts.

L’humain est au cœur des dispositifs RH en entreprise et il me semble que la réalité virtuelle, en plaçant les collaborateurs au centre d’un univers en 3 dimensions, leur permet de devenir pleinement acteurs de leur formation.

Marie-Charlotte Scherrer
Responsable Grand compte – Business Developer manager chez ENODO
scherrer@enodo.fr

 

 

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Money, money, money : l’argent, moteur de l’innovation ?

L’année 2017 a apporté son lot de bonnes nouvelles à ENODO Games ! Innovant, original et créatif, notre projet de jeu vidéo The Architect: Paris a remporté la plus haute subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC).

Si la passion est pour nous le principal moteur de la création, elle ne suffit pas à elle seule à assurer le développement d’un nouveau jeu vidéo. Chez ENODO Games, comme partout, le financement représente le nerf de la guerre, le levier indispensable à l’émergence de concepts novateurs. Imaginer un scénario, s’entourer d’une équipe artistique, recruter les meilleurs infographistes, penser puis développer de nouvelles technologies… Tout cela représente un coût important. Situé au carrefour de la création artistique et de l’innovation technologique, le développement d’un nouveau jeu vidéo, tel que The Architect: Paris, nécessite des investissements substantiels.

Chiffre historique à mes yeux, l’industrie des jeux vidéo “made in France” a connu l’an dernier une croissance à deux chiffres. Si le jeu vidéo représente la première industrie culturelle au monde par le chiffre d’affaires, pour la première fois dans l’histoire, il est sur le point de détrôner le livre en France : le secteur pèse 3,46 milliards d’euros contre 3,9 milliards pour le livre ! Dans notre pays, où la culture du financement public est forte, des aides viennent spécifiquement encourager nos efforts et l’on ne peut que se réjouir de l’implication de nos pouvoirs publics dans ce domaine.

Prenez par exemple le crédit d’impôt recherche, c’est bien là une exception françaiseRevalorisé l’an dernier, il est passé de 20 % à 30% des dépenses de développement, plafonnées à 6 millions d’euros, contre 3 millions d’euros auparavant. Autre source de financement, le Fonds d’aide au jeu vidéo (FAJV) encourage lui aussi la prise de risque en soutenant financièrement les différentes phases de recherche et développement. Concrètement, cette subvention permet de lever les freins technologiques préalables à la réalisation d’un prototype de jeu vidéo ou encore de s’assurer une visibilité sur des salons de portée nationale ou internationale comme la Paris Game Week à laquelle ENODO Games se rend chaque année. Enfin, n’oublions pas la Banque Publique d’Investissement (BPI) qui joue bien son rôle en co-finançant le lancement et la mise sur le marché de projets innovants.

Il me semble, et c’est un constat largement partagé, que ce sont tous ces dispositifs qui permettent à la France d’occuper la seconde marche du podium en termes d’incitations fiscales à la recherche et au développement, juste derrière le Canada. Si nous avons longtemps souffert de la fuite de nos talents créatifs et techniques au profit de pays fiscalement plus attractifs, force est de constater que ces aides nous permettent d’inverser la tendance en relocalisant des emplois sur notre territoire. L’industrie des jeux vidéo est désormais considérée comme un vivier d’emplois majeur et un vrai moteur de l’innovation française.

Ce dynamisme est bien la preuve de l’incroyable force d’innovation du secteur. Au-delà de l’aspect budgétaire, je considère qu’en subventionnant l’industrie du jeu vidéo, les pouvoirs publics nous permettent aussi d’assurer notre indépendance. Etre le seul maître à bord nous permet de rester en phase avec la ligne directrice de notre projet, celle qui a su remporter l’adhésion de nos partenaires et de nos équipes et qui est plébiscitée des joueurs.

Pour la team ENODO Games, la subvention du Centre national du cinéma et de l’image animée assure de la visibilité au projet The Architect: Paris tout en facilitant les démarches que nous entreprenons auprès des éditeurs de jeux vidéo. Au-delà de ce coup de pouce purement financier, le fait que le CNC nous alloue la subvention maximale témoigne de la reconnaissance de nos pairs quant à notre solidité, notre expertise et à notre capacité d’innovation. De quoi voir plus grand, plus loin en 2018, pour continuer de vous proposer des créations toujours plus surprenantes !

Jean-Bapstite REYNES, CEO

Parfois, la politique doit rester un jeu !

Après le cinéma, après la télévision, voilà que le monde du jeu vidéo commence lui aussi à s’intéresser à l’univers politique. De plus en plus de game designers planchent en effet sur des projets de jeux, parfois appelés newsgames, qui donnent au grand public les moyens de jongler avec le pouvoir et l’actualité internationale.

En octobre 2016, une game jam a par exemple été organisée au sein de la rédaction de Mediapart. Des équipes associant des journalistes politiques à des game designers avaient 48 heures pour imaginer des jeux en lien avec le monde politique. C’est à cette occasion qu’a été pensé Canards actuels, un jeu dans lequel le gamer est un patron de presse qui, par ses choix éditoriaux, tente de manipuler l’opinion et de favoriser l’élection de son candidat préféré.

Dans un tout autre style, plusieurs jeux ont décidé d’aborder des sujets moins caricaturaux et plus épineux, comme la vie difficile des réfugiés. Dans Endgame : Syria, le joueur se retrouve dans la peau d’un Syrien fuyant le conflit et dont l’objectif est d’atteindre l’Europe coûte que coûte. Derrière cette fiction interactive mise en ligne par le journal anglais The Guardian, l’idée est de transmettre de l’information aux joueurs sur le quotidien des réfugiés et les difficultés qu’ils rencontrent. Le jeu vidéo devient alors un objet placé à mi-chemin entre le divertissement et le serious game.

Sauf que c’est sans doute là que se trouve l’écueil de ces nouveaux formats : avant toute chose, le jeu vidéo doit rester ludique. Et pour qu’il le reste, un élément fondamental doit être conservé, c’est la liberté absolue du joueur de faire ce qu’il veut de sa partie et de son personnage. Concrètement, cela signifie que le joueur doit pouvoir prendre – volontairement ou non – de mauvaises décisions et accepter de déclencher des crises sociales ou diplomatiques graves. C’est ainsi que le joueur va apprendre, s’approprier les informations et aiguiser son sens politique. On se souvient de SimCity et des révoltes que certaines décisions du maire provoquaient chez les administrés. Or dans certains cas, sortir du politiquement correct paraît difficilement compatible avec les sujets dont l’actualité est à la fois brûlante et douloureuse, comme c’est le cas pour les réfugiés.

Conduire un pays ou une ville implique de prendre des décisions sur des sujets nombreux, qui se croisent et parfois s’opposent. Dans la vie réelle, et malgré ce que l’on peut penser du personnel élu, diriger est d’une complexité inouïe. Il n’empêche que le jeu vidéo politique doit offrir la liberté d’agir à celui qui tient la manette. Cette liberté est en tout cas un élément fondamental de la manière dont nous avons conçu The Architect – Paris. Le joueur, en charge de construire le Paris de demain, prendra ses propres décisions. Certaines pourront être farfelues, voire totalitaires, mais ce seront les siennes et il devra en accepter les conséquences. C’est de cette façon, et de cette façon uniquement, que les problématiques d’un vrai city builder pourront être comprises.

Expériences immersives : il faut s’inspirer des jeux vidéos

Depuis plusieurs années, la notion d’expérience immersive suscite un intérêt grandissant. On parle d’expérience immersive dès lors que l’on plonge un utilisateur dans un univers virtuel qu’il connaît – ou est capable d’identifier – et qu’on le sollicite en lui demandant d’interagir avec cet univers (en s’y déplaçant, en remplissant une mission, etc.). Si la réalité virtuelle est l’une des manifestations les plus évidentes de l’expérience immersive, elle n’est toutefois pas la seule : d’abord parce qu’un environnement virtuel n’est pas forcément une représentation de la réalité, ensuite parce qu’il est tout à fait possible de créer le sentiment d’immersion en utilisant un écran, une souris ou une manette.

Pour qui propose un environnement immersif, l’intérêt est de pouvoir observer le comportement d’un utilisateur. Bien sûr, il faut pour cela créer les conditions de cette immersion. S’il est tout à fait possible de simuler la conduite d’un véhicule grâce à des touches de claviers, la capacité d’immersion sera en revanche beaucoup plus grande si on donne un volant à l’utilisateur. En bref, immersif ne signifie pas seulement créer un environnement virtuel de qualité mais également penser la manière dont l’utilisateur va interagir avec lui.

En travaillant sur des visites virtuelles, la question de cette immersion s’est assez rapidement posée. Comment la personne se déplace-t-elle ? Comment doit-on positionner les éléments les uns par rapport aux autres ? Sur quoi faut-il cliquer pour déclencher une animation ? Il y a quelques temps, nous avons modélisé un showroom pour la marque MINI à l’occasion de la sortie d’un nouveau design de leurs véhicules. Plusieurs utilisateurs se sont baladés, depuis leur écran, à travers le showroom. En observant leurs comportements, les responsables de la marque ont découvert vers quelles voitures leurs clients se dirigeaient naturellement et cette observation a permis de les renseigner sur l’appréciation du nouveau design mais aussi sur la meilleure manière de disposer les véhicules dans le showroom, de déterminer un nombre idéal de voitures présentées, etc.

On le comprend, les utilisations de l’expérience immersive représentent un sujet à la fois passionnant et encore très ouvert. Avec l’arrivée de la réalité virtuelle, il semble que des modes de connexion avec des environnements 3D soient en train de s’enrichir. Ce dont nous sommes convaincus, c’est que les entreprises devraient s’inspirer davantage de ce que font les jeux vidéos. Aujourd’hui, ces derniers ont atteint une maturité d’interconnexion avec les environnements 3D particulièrement riche. Ils ont cessé d’imiter le cinéma pour développer leur propre langage. En donnant aux joueurs le sentiment d’être au cœur de l’action, ils sont devenus capables de transmettre des émotions, de créer de l’empathie. L’utilisateur est maître de ce qu’il voit, de cequ’il veut faire. Développer cette expérience est une occasion de rendre les environnements 3D plus performants encore. C’est en tout cas ce à quoi nous nous attelons.

 

« Dans The Architect-Paris, les joueurs sont confrontés aux vraies problématiques urbaines et architecturales », Jean-Baptiste Reynes, Président d’ENODO

Spécialisé dans la production de maquettes virtuelles interactives dédiées au monde de l’architecture et de l’urbanisme, ENODO s’attaque aujourd’hui à un nouveau défi : la réalisation d’un jeu vidéo. The Architect – Paris, qui devrait sortir fin 2018, se veut un city builder plus détaillé et plus réaliste que jamais pour permettre aux joueurs de se confronter aux vraies problématiques rencontrées par ceux qui construisent Paris. Jean-Baptiste Reynes, Président d’ENODO raconte cette aventure débutée il y a près de 2 ans.

Pourquoi se lancer dans la création d’un jeu vidéo ?

En 2012, nous avons posté une vidéo sur internet présentant certains de nos projets d’architecture et d’urbanisme qui a été vue près de 2 millions de fois. On s’est rendu compte que les joueurs attendaient des jeux plus réalistes, plus proches de la fabrication, de ce qu’on avait l’habitude de faire dans notre activité quotidienne. Nous avons alors voulu rendre au jeu vidéo ce qu’ils nous avaient permis de faire dans le cadre de projets d’urbanisme réels. On savait qu’on voulait faire un city builder et on a cherché comment être original et innovant. L’idée n’est pas de produire un énième Sim City mais d’offrir quelque chose de nouveau.

En quoi The Architect – Paris se différencie-t-il des autres city builders ?

L’idée génératrice, c’est qu’au lieu de construire une ville à partir de rien, le joueur sera confronté à une ville existante, en l’occurrence Paris, qu’il devra faire évoluer. Jusqu’ici, les city builders ont misé sur un développement effréné : si la ville a besoin de plus d’énergie, construisons des centrales nucléaires ; si la ville a besoin de plus d’eau, pompons dans le lac. Dans The Architect, le joueur va devoir réfléchir à la manière de mieux consommer plutôt que de plus produire. The Architect est un jeu basé sur les réflexions et projets autour des villes durables. On veut que le joueur se confronte à des problématiques auxquelles nous faisons face dans le cadre de notre activité… en plus divertissant !

Comment travaillez-vous sur le développement du jeu ?

L’équipe développement durable du groupe Eiffage nous aide à penser des outils sur l’évolution des villes pour les siècles à venir. On ne propose pas de produit Eiffage bien sûr. L’idée est seulement que les solutions offertes aux joueurs en matière production alternative d’électricité, de gestion des déchets ou de bâtiments à consommation positive soient des solutions existantes ou imaginées par des pros. L’équipe d’ENODO a aussi été très impliquée. Elle a su trouver comment modéliser Paris, une ville qui fait plus de 100 km2, et proposer un rendu graphique 3D à la hauteur. C’est la première fois qu’on réalise une représentation 3D aussi détaillée de la ville de Paris. D’ailleurs, il se passe quelque chose d’intéressant : ENODO Games s’enrichit des compétences développées chez ENODO et vice versa. À terme, ENODO Games, va donc nous permettre d’offrir des services innovants aux clients d’ENODO.

Quelles sont les prochaines étapes ?

D’abord, rendez-vous en septembre avec une vidéo qui présentera les mécaniques du jeu, puis à la fin de l’année pour une démo. Nous prévoyons une sortie du jeu pour fin 2018. Notre objectif, si le jeu plaît, sera alors de proposer d’autres villes avec d’autres contraintes et approches culturelles : The Architect – Tokyo, Los Angeles, etc.

JEUX VIDÉO : QUAND SE FORMER DEVIENT UN VRAI JEU D’ENFANT

S’amuser pour apprendre ? Rien de très nouveau pour les responsables des ressources humaines qui, depuis longtemps déjà, font appel aux ressorts ludiques du jeu pour aider leurs collaborateurs à acquérir des compétences : jeux de rôle, e-learning, etc. Aujourd’hui, le jeu vidéo trouve ainsi logiquement sa place dans cet univers d’apprentissage. Grâce à lui, il serait même possible d’aller très loin… à condition de préserver scrupuleusement sa dimension « jeu » !

 Apprendre grâce à un jeu vidéo, l’idée fait son chemin depuis plusieurs années déjà sous le terme de « serious game » ou « jeu sérieux ». Derrière cette formulation, se cachent de très nombreuses approches dont les champs d’application sont variés : santé, défense, politique, éducation, etc. Son principe reste toutefois le même : une interaction entre un utilisateur et une application informatique dont le contenu est utilitaire (sérieux) mais dont la forme est une avant tout une approche ludique (jeu). Or cet aspect ludique est LA clé favorisant le succès d’un serious game.

De nombreux atouts pédagogiques

Très populaires et forts de nombreux atouts pédagogiques, les jeux vidéos utilisés comme outils de formation peuvent poursuivre des objectifs variés : transmettre des connaissances, enseigner des principes, améliorer la créativité, développer les compétences en résolution de problèmes ou encore rendre plus concrets des concepts. Logiquement, de grandes entreprises ont donc tenté leur chance avec cette approche.

Orange utilise le jeu vidéo pour former ses téléconseillers à l’accueil téléphonique. Renault y fait appel pour entraîner ses commerciaux aux techniques de vente. Il faut dire que l’outil présente l’avantage de renouveler le genre : ceux qui ont déjà suivi une dizaine de formations classiques au cours de leur carrière remercieront leurs managers d’avoir innové. Chez Renault, on explique ainsi volontiers que les professionnels, habitués des formations, apprécient le côté ludique du serious game qui capte davantage leur attention. En outre, les progrès technologiques du secteur des jeux vidéo sont rapides et constants : les jeux ne cessent de s’améliorer.

Préserver coûte que coûte la dimension « jeu »

C’est dans ce contexte qu’Enodo conçoit des applications basées sur une technologie issue du monde du jeu vidéo et destinées à la formation ou à l’apprentissage. Mais une mise en garde s’impose selon Enodo, qui fait partie des fervents défenseurs de la dimension « jeu » des serious games. Pour Enodo, c’est en préservant le jeu et en permettant l’immersion des utilisateurs au cœur d’un véritable univers virtuel que le serious game encouragera la transmission d’informations.

Concrètement, pour un responsable RH, cela signifie revenir à la nature même du jeu : par exemple accepter que le joueur ne disposera pas de tous les contenus de la formation en une fois et miser plutôt sur le fait qu’il va rejouer pour découvrir de nouvelles connaissances. Il faut aussi accepter qu’il y ait un élément aléatoire, sans quoi il ne s’agirait plus d’un jeu, mais d’une instruction linéaire. Or les experts sont unanimes : rien de tel pour passer à côté de l’objectif de départ.

Pour apprendre, il ne reste plus qu’à se jeter sur sa manette… et jouer !

C’est la mort des serious games !

Adrénaline, sueurs froides, conquêtes… Qui n’a jamais ressenti l’irrépressible attraction d’un bon jeu vidéo ? La mine concentrée, l’esprit ailleurs, les accros de la manette ne le savent que trop : donnez-leur un monde virtuel, allié à de puissants défis, et les voilà happés, emportés, prêts à livrer leur mère pour gagner l’aventure. Fascinant ce niveau d’engagement !

Et si le jeu vidéo devenait le meilleur moyen de communiquer ? Une entrée en matière idéale pour atteindre un public ou le sensibiliser ? Plus fun que n’importe quel autre vecteur, sa capacité à reproduire un univers, à planter un décor, sont quoi qu’on en dise d’une redouble efficacité. C’est la vision de Jean-Baptiste Reynes, co-fondateur d’Enodo, qui croit dur comme fer en la richesse de l’immersion virtuelle, 100% ludique. Plongez vos interlocuteurs dans un jeu vidéo, imaginez pour eux des situations proches de la réalité, puis observez leurs agissements. Vous aurez là une formidable base de dialogue.

Toutefois, il n’est pas question bien sûr de tomber dans le travers des « serious game », qui intègrent encore aujourd’hui (mais plus pour longtemps) la stratégie de communication de nombreuses entreprises. Bourrés de messages corporate, ces jeux sérieux – souvent conduits par de grosses ficelles – n’ont aucun intérêt : très vite, la logique marketing prend le dessus et le joueur s’ennuie ferme, conscient d’avoir été piégé. Inopérants et fastidieux, les serious game sont donc appelés à disparaître, définitivement.

Loin de cette manie qui consiste simplement à produire un jeu ‘’enrobé’’ de concepts vertueux, Enodo propose à ses clients d’adopter une autre démarche, nettement plus productive. Finis les faux-semblants, le jeu (le pur-le vrai) doit retrouver toute sa place : avec des règles, des challenges et du plaisir. Lorsqu’une société nous demande un jeu pour valoriser son univers de marque, j’insiste pour qu’il soit dépouillé de tout contenu corporate. Ce paramètre est crucial.

Car l’idée n’est pas de produire un énième outil de communication rébarbatif, délivrant un message abrupt… Mais plutôt de favoriser la rencontre avec le public, via une expérience amusante de ‘’mise en situation’’. En laissant l’utilisateur entrer et évoluer librement dans le jeu, on recueille ainsi une multitude de données intéressantes. Sa manière de jouer, ses réactions spontanées, face à tel univers ou tel produit de consommation, trahissent des attentes, des habitudes, des volontés…

Si Enodo a toujours été convaincu de la force de frappe des jeux vidéo comme moyen de présentation, d’explication et de visualisation, il n’a pas toujours été facile pour autant de convertir son intuition de départ en signature de contrats. Un peu timides sur la question, les clients se sont limités jusqu’alors à commander des images 3D et des visites virtuelles de leurs projets. Mais depuis l’avènement d’Enodo games, entité bis d’Enodo chargée de développer le nouveau city builder The Architect – Paris, les sociétés comprennent mieux l’opportunité qu’incarne le jeu dans leur stratégie de communication

Bientôt disponible au grand public, The Architect  illustre en effet à merveille le concept du jeu vidéo qui soulève (presque malgré lui) des sujets sérieux. Dans ce cas précis, les joueurs devront modeler la capitale de leur rêve, en respectant des contraintes réalistes (développement durable, mobilité, logement, etc…). Face à ces nombreux défis liés au développement urbain, leurs réponses virtuelles feront inévitablement écho au débat public, allant jusqu’à prédire le futur des villes, ou tout au moins les grandes orientations. Inutile de préciser combien le jeu est attendu (notamment dans la sphère politique), et que même s’il ne se veut pas ‘’serious’’, il n’en est pas moins dénué de ressources, formant une véritable laboratoire d’idées pour l’aménagement de demain.

Alors, vous jouez ? Confiez à Enodo les clés de votre univers !